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Jogging : l’abus nuit à la santé

La pratique régulière d’une activité sportive est souvent sollicitée pour être en bonne santé. Toutefois, tout abus s’avère nocif pour l’organisme même les pratiques qu’on croit les plus bénéfiques. Selon une étude menée par des chercheurs danois, la pratique exagérée de la course à pied est mauvaise pour la santé tout aussi bien que de n’avoir aucune activité physique.

Pour arriver à cette conclusion, 1511 volontaires ont été suivis pendant 12 ans sur leurs habitudes. 1098 sont des joggeurs réguliers et 413 des individus ne pratiquant jamais ou peu de sport. Après avoir comparé le résultat, la probabilité de mourir est presque égale pour les deux parties. Cependant, les coureurs dites ‘ modérés’ qui pratiquent seulement 2,5heures de jogging par semaine ont une espérance de vie beaucoup plus importante. Chez les grands sportifs, le changement de rythme cardiaque trop brusque lors d’un effort excessif peut être la cause de ce constat.

La fréquence idéale serait donc un parcours de 8km/h et une fréquence limitée à 2,5 heures par semaine et répartie sur 3 séances. Il n’est pas nécessaire de pratiquer le sport de manière abusive car cela peut avoir l’effet inverse que celui attendu. Alors pour tout ce qui est bon, il faut faire la pratique mais toujours avec modération. Rappelons que cette étude ne fait que confirmer encore une fois une étude similaire conduite par des chercheurs suédois sur l’espérance de vie des sportifs.

Des activités physiques adaptées à l’obésité

Le dernier Forum Européen C½ur, Exercice et Prévention de Paris a permis au professeur Richard Brion du Centre Capio Bayard de Villeurbanne de répondre à la problématique « le sujet obèse présente-t-il des particularités nécessitant une adaptation de son programme d’entrainement à l’exercice ? ».

Le spécialiste mise sur ses acquis en soins de suite et réadaptation (SSR) pour confirmer les différences entre les objectifs et attentes du médecin et ceux du patient. Des malentendus qui seront à prendre en compte dans un programme de réadaptation afin d’augmenter les chances de réussite. Par exemple, le patient recherche une méthode rapide et définitive pour maigrir alors que son médecin traitant mise sur la progressivité et la durée de la perte de poids. A noter que le SSR concerne seulement les patients qui ont une IMC > 40 ou > 35 avec complications et qui sont traités dans le cadre d’un programme en ambulatoire avec entraînement physique à base d’endurance sur ergocycle et tapis roulant, de marche à l’extérieur, de gymnastique, de musculation, de circuit training, de step, d’aquagym et de boxe ainsi que d’une consultation médicale avec surveillance de la pression artérielle, de la fréquence cardiaque et des hypoglycémies.

D’après le professeur Brion, 20 séances suffisent pour permettre aux patients de gagner en moyenne 25 à 30 Watts sur la charge maximale et au moins 20 Watts au premier seuil ventilatoire, le test de marche de 6 minutes aide à gagner 50 mètre, la perte de poids est située entre 5 à 10 kg et le tour de taille diminue de 5 cm.

Enfin, le spécialiste confirme l’importance de la prise en charge psychologique individuelle qui permet d’en finir avec le cercle vicieux de la pulsion-culpabilité, redorer l’image de soi, améliorer l’estime de soi, parler des peurs et surmonter les facteurs de résistances. Le programme se termine par le don d’un podomètre et d’un projet diététique au patient ainsi que la remise du suivi psychologique au médecin traitant.